Le monde change mais à lire la presse régionale ces derniers temps il semblerait que pour certains le coeur de Lille continue à vivre comme si de rien était, comme isolé du monde par une sorte de bulle invisible. Depuis mes premiers contacts avec les représentants des commerçants en 2001, le discours a le mérite de la constance « No parking, no business », pas de voiture pas d’affaires. Et que le prix du pétrole ait été multiplié par 6 depuis 2001 ne semble pas ébranler nos bons commerçants dans leurs certitudes.
Ainsi, « Cocktail Scandinave » serait condamné à fermer ses portes faute de parking. Oubliés le parking des Tanneurs ou à deux pas de là Béthune/Lafayette qui, pour améliorer son taux de remplissage offre des chèques parkings (même aux clients venus en métro, comme pour leur dire: la prochaine fois soyez moins vertueux, venez en voiture - mais ces enseignes produisent sans doute de belles plaquettes ventant leur engagement pour un Développement Durable !). La rue Gambetta serait, elle aussi sous dotée, malgré sur sa longueur les parkings République, Champion et Nouvelle Aventure. Etc.…
Et à chaque fois la même ritournelle. Il faut du stationnement, gratuit, des places disponibles devant chaque enseigne et bien entendu que la Ville cesse de « s’acharner » sur les automobilistes en infraction. Avec ce paradoxe que quand le stationnement est gratuit, comme sur la place de la Nouvelle Aventure, les commerçants réclament - à juste titre d’ailleurs - qu’il devienne payant.
La fin d’une énergie abondante et bon marché. Effet de serre, dérèglement climatique. La baisse du pouvoir d’achat. Les politiques de précarisation sociale de Sarkozy…. Pas un mot, ou si peu.
Alors, « has been » nos commerçants ?
Pas si simple. En bons écologistes méfions-nous des constats simplistes, des réponses binaires. Mais bon, à force de n’entendre que ces vieilles rengaines dogmatiques j’en finirai presque par douter.
Bon allez, la prochaine fois on parle de la piétonisation de la Grand Place. En attendant bonnes vacances.