La semaine de quatre jours, qui avait tant fait débat dans notre ville et ailleurs, est-elle évaluée ? Et l'aide personnalisée qui va avec ? (2 heures hebdomadaires, avec l'accord des parents).

Or, à lire les derniers chiffres publiés par le gouvernement, on peut se demander si le remède est à la hauteur des enjeux : 11,8% des jeunes scolarisés ont des problèmes de compréhension des textes. On peut craindre que notre région se trouve dans la fourchette haute, au regard du taux d'illettrisme particulièrement fort des jeunes entre 18 et 25 ans : 8 % (bien au dessus de la moyenne de 4,5 % en France métropolitaine).

Pour remédier à ces défaillances permanentes, pour ne pas dire croissantes, la solution peut-elle vraiment consister à allonger la journée de l'élève ? Les dispositifs scolaires doivent-ils se concentrer à ce point sur l'aide aux devoirs, quand bien même elle est nécessaire ? (La ville de Lille finance du soutien scolaire, tout en renforçant son projet éducatif global, vers la musique, la lecture, la découverte de la nature, du patrimoine, et des Malles-lecture commencent à être proposées dans les clubs sportifs ...).

En repoussant l'aide aux élèves en dehors des heures de classe, l'école ne démissionne-t-elle pas de son rôle premier ? Faut-il répéter que les moyens financiers alloués à l'école ne sont pas une charge mais de l'investissement ? (dans le primaire, la France dépense 5500€ par élève, en Suède 7700€). De l'école au lycée, nous devons pouvoir expérimenter, et travailler toujours plus de concert entre institution scolaire et collectivités territoriales, sans que l'Etat se désengage, en privilégiant la qualification de tous ceux qui viennent accompagner les jeunes dans leur apprentissage.

Europe Ecologie fait des propositions en ce sens. De cela il sera certainement question ce mercredi 10 mars à l'occasion du débat proposé par Europe Ecologie aux acteurs régionaux de l'éducation et de la formation (au café Morel, place du théâtre à Lille, de 16h30 à 18h30).